dimanche, 03 février 2008 A journey in my head (Autoproduction – 2007) Durée 19’29 – 5 Titres
http://www.ajourneyinmyhead.com http://www.myspace.com/theduvals
S’il
n’est pas évident pour des frères de collaborer au sein d’un même
groupe, dans le cas précis de Laurent et Philippe Duval, l’alchimie a
très rapidement été parfaite et c’est riche d’un passé commun commencé
sur les bancs du conservatoire puis avec leurs premiers groupes sur les
planches du Gibus ou de la Loco que The Duvals débarque aujourd’hui
avec un maxi où rock et electro font particulièrement bon ménage ! Un
passé qui les a régulièrement conduits vers les States, une amitié
solide avec un certain Nuno Bettencourt, frontman d’Extreme, et
des concerts donnés des deux côtés de l’Atlantique avec The New
Princess apporteront aux Duvals une certaine prestance et c’est
consécutivement à la disparition de ce quartet que le binôme rejoindra
Paris pour y démarrer une nouvelle aventure qui se traduira très vite
par des concerts dans des clubs en France, en Belgique et en Allemagne
puis par cette rondelle très prometteuse !
Une guitare, des claviers, une batterie, des programmations et deux
voix complémentaires, celle de Philippe qui assure les parties lead et
celle de Laurent qui l’accompagne fidèlement, il ne faut pas grand
chose de plus à The Duvals, si ce n’est beaucoup de talent et une
approche très personnelle de la composition, pour parvenir à faire une
musique débridée qui transporte instantanément l’auditeur dans un autre
monde où l’on retrouve des repères solidement ancrés dans les
glorieuses eighties mais où le troisième millénaire s’invite lui aussi
au travers d’une manière totalement innovante de mettre les morceaux en
place. Avec un assemblage de pop et de rock qui repose sur un épais
tapis d’electro, « A Journey In My Head » s’impose comme étant le
travail d’une formation qui n’hésite pas à sortir l’artillerie lourde à
la première occasion et qui défouraille plus souvent qu’à son tour,
faisant mouche à chaque salve avec des roquettes qui s’appellent « We
All Need Each Other », « Just A Lie » ou encore « The Truth Of A Heart
». Ils se présentent comme étant des passionnés de scène, ce à quoi on
ne peut pas opposer grand chose tant leur expérience du terrain est
conséquente, mais quand il est question de coucher sur un bout de
plastique des morceaux en leur donnant non seulement de la consistance
mais en leur offrant qui plus est un son d’une qualité fort honorable,
les deux frangins prouvent par l’objet qu’ils n’ont plus grand chose à
apprendre des plus habiles dans le domaine ! S’il existe une certaine
forme de morale ou simplement de logique en ce bas monde, le grand
public devrait rapidement finir par accorder à The Duvals un niveau de
reconnaissance digne de la qualité de ses productions. On ose y croire …
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